Se concerter pour sauver la vie de nos enfants

La mort tragique d’une petite fille de sept ans vient raviver l’urgence de s’occuper des enfants qui sont en danger. Il est facile de jeter la pierre à la DPJ qui a vu le nombre de signalements augmenter de façon exponentielle depuis quelques années. Pour l’ensemble des intervenants dont le mode de fonctionnement souvent en ilôts empêche de voir la globalité du problème, l’heure est à la concertation et à la définition des responsabilités de chacun.

Si ça prend un village pour élever un enfant, qu’en est-il pour assurer l’aide aux enfants qui ont besoin d’être protégés? Il est urgent que l’école, la police, les hôpitaux, les intervenants sociaux et les proches travaillent main dans la main pour assurer un suivi auprès de la DPJ. Quand un policier constate qu’un enfant peut être en danger à la suite des querelles incessantes de ses parents, quand un enseignant voit que ce même enfant semble être victime de violences ou de mauvais traitements à la maison, quand un médecin observe que cet enfant a des blessures suspectes, quand la famille, les voisins ont des doutes sérieux concernant la sécurité de cet enfant, toutes ces personnes ont l’obligation de signaler la chose à la DPJ. Chacune de ces personnes devrait être imputable sous peine d’être accusée de ne pas avoir porté secours à une personne en danger.

Mais comment assurer le suivi de ce signalement? Si toutes ces personnes ont bien fait leur travail, il sera facile pour les responsables du dossier à la DPJ d’avoir un portrait global de la situation et d’intervenir rapidement pour secourir cet enfant en détresse. S’il faut augmenter le nombre de ressources pour assurer la sécurité de nos enfants, qu’on le fasse. Un Québec fou de ses enfants ne devrait pas exclure ceux qui en ont le plus besoin.

Marcel Perron

Neuville