Scandale Facebook: écrit dans le ciel

C’est ce qu’on dit d’un événement dont l’issue est non seulement inévitable, mais surtout tellement prévisible qu’il faudrait vivre dans une grotte pour ne pas le savoir.

La «mission» de Facebook, c’est de permettre aux personnes de «publier» leurs états d’âme, opinions, activités, listes de contacts et photographies. Même si on assortit cette activité de paramètres permettant d’en limiter la portée, on s’entend que le terme prend tout au moins une partie significative de son sens : rendre public.

Les utilisateurs de Facebook confient volontairement et gratuitement une partie de leur vie privée à des tiers, en espérant qu’ils n’utiliseront jamais cette information et ne tenteront jamais d’en tirer profit. Le besoin de reconnaissance de l’être humain et celui de laisser sa trace dans l’Univers a finalement, dans bien des cas, le dessus sur les précautions les plus élémentaires en regard de sa propre vie privée.

On appelle ça de l’aveuglement volontaire. Facebook l’a compris et a eu le génie d’en faire son fond de commerce. Pourquoi se surprendre des résultats aujourd’hui, alors que c’était écrit dans le ciel?

André Verville, Lévis