Sauvons le deuxième lien

À l’approche des élections fédérales cet automne, nous entendons une ritournelle à l’effet que le pont de Québec redeviendrait la propriété du gouvernement canadien. Lors des élections précédentes, le ministre Duclos avait déclaré que le gouvernement libéral achèterait le pont. Mais le premier ministre élu Justin Trudeau l’avait contredit. Depuis 1990, rien n’a été fait pour améliorer la condition de ce lieu historique national, classé monument historique international du génie civil. Pendant que le pont de Québec rouille, Transports Canada et le Canadien National gaspillent des sommes considérables en frais d’avocat. Si on avait mis ces milliers de dollars sur la peinture du pont, il y en aurait un bout de fait. Quelle démesure démontrée par les paliers de gouvernement et le CN envers la population, la Coalition pour la sauvegarde du pont de Québec et les familles des 89 ouvriers morts au travail lors de sa construction. Pourquoi ne pas s’entendre et prendre l’exemple sur la tour Eiffel de Paris? Tous les sept ans depuis 1889, ce monument le plus visité au monde est repeint.

Jocelyn Boily

Québec

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RÉTRIBUER LES AGRICULTEURS

L’UPA demande que les agriculteurs soient rétribués (c’est leur mot) pour passer à une agriculture sans pesticides. Quelle ironie et quel toupet! Depuis 70 ans, les gouvernements subventionnent l’agriculture par toutes sortes de programmes et crédits d’impôt. Maintenant, il faudrait en ajouter pour assainir vos pratiques? Les gouvernements vous ont fait confiance et maintenant que vos terres sont salies, il faudrait qu’ils payent un surplus pour couvrir votre incurie? Quand on voit tout le labeur, le génie et l’intensité déployés par les agriculteurs certifiés biologiques, je n’ai pas de difficulté à voir ceux qui mériteraient d’être mieux rétribués. À tout le moins, enlever tous les articles de loi qui privilégient les gros agriculteurs, souvent membres de l’UPA, qui ont su au fil des décennies influencer les politiciens pour «leurs» intérêts et besoins. Il est grand temps que les gouvernements revoient les politiques agricoles à l’abri des démarcheurs des grands producteurs.

Louis Gervais

Québec