Sainte-Catherine oubliée

Samedi dernier, c’était la fête de la Sainte-Catherine. Nous l’avons échappée, malheureusement, même si cette ette fête–là, c’est nous qui l’avons créée. Elle est complètement nôtre.

Je suis allé ce jour-là à l’ouverture d’une galerie d’art de mon ami Jacques Sylvain, rue Saint-Paul devant la gare du Palais, et j’en ai profité pour apporter de la tire, comme celle d’autrefois, à la pâtisserie Simon, rue Saint-Jean, dans le faubourg.

Voilà la seule fête originale que nous nous sommes donnée, tout à fait indépendante de quelque pays ou institution que ce soit. La convention voulait qu’elle ouvre l’hiver. Et on espérait de la neige pour y étendre la tire à la mélasse, comme à l’autre bout on étendrait de la tire d’érable qui fermerait l’hiver. Le souper en était un de fête, suivie de chants et de danses. Vive la Sainte-Catherine!

Jean Provencher, historien, Québec