Rêver de temps en temps

Quand la société est préoccupée par une situation, un projet ou un conflit, il est sain parfois de lui suggérer une opinion qui fait diversion.

Par exemple, on a beaucoup parlé des budgets fédéral et provincial ces derniers jours. Pour varier les propos, on pourrait parler de l’arrivée du printemps, des oies blanches ou d’une sortie à faire à la cabane pour se sucrer le bec. C’est une question de santé mentale que de se sortir la tête d’un problème commun pour un peu de détente. C’est comme rêver d’un voyage dans le sud pendant les mois de «froidure». Pourquoi ne pas annoncer que le printemps va, prochainement, faire fleurir les lilas dont les fleurs vont embaumer le paysage. Quand j’ai faim, je rêve à un bon bouilli aux légumes ou à une bonne miche de pain qui sort du four.

André Drapeau, Saint-Roch-des-Aulnaies