Sébastien Proulx

Réussite: et les moyens?

Personne n'est contre la vertu. En ce sens, je me dois d'acquiescer aux objectifs louables du ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, liés à sa politique de la réussite éducative qui vise l'atteinte d'un taux de diplomation de 85 % d'ici 2030, alors qu'il se maintient actuellement à 74 %.
Toutefois, là où le bât blesse, c'est que les moyens pour atteindre ces objectifs sont carrément absents du document du ministre. Un vide qui risque de maintenir les objectifs en vol plané au-dessus du monde de l'éducation tout en évacuant du décor quelque forme d'atterrissage sur les moyens concrets pour y parvenir.
Deux ex-ministres libéraux de l'Éducation, à savoir Michel Pagé au début des années 90 et Michelle Courchesne plus récemment, avaient entrepris une vaste réforme sur la réussite scolaire des jeunes Québécois. Et pourtant, quelque 20 ans plus tard, nous en sommes encore au même point en ce qui a trait, notamment, au décrochage scolaire. Face à ce constat d'échec, peut-être y aurait-il lieu de pallier les erreurs du passé en mettant sur pied des moyens concrets pour atteindre enfin la réussite scolaire de nos jeunes!
Henri Marineau, Québec