Retrait incompréhensible

Les signataires de l'Accord de Paris sont furieux de la décision du président Donald Trump d'en retirer les États-Unis. Il semble même que l'ensemble de l'industrie américaine s'y oppose. Je comprends difficilement la position de ce président car leur industrie fait montre de leadership en matière de développement écoresponsable, sans parler de la Californie, initiatrice de la bourse du carbone.
Le bâtiment est l'un des secteurs à forte consommation d'énergie et donc d'émissions de GES (gaz à effet de serre). Voici trois organismes américains non gouvernementaux avec des ramifications à l'échelle mondiale qui non seulement militent en faveur du développement durable, mais mettent à la disposition de leurs membres des moyens pour devenir écoresponsables de manière rentable :
1. BOMA (Building Owners and Managers Association) et son programme de certification environnementale des bâtiments existants BEST (Building Environmental Standards);
2. ASHRAE (American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers) et ses nombreux guides et standards dont le standard 90 (Energy Standard for Building) qui vient de publier sur son site Web son engagement à poursuivre ses efforts dans le développement durable;
3. USGBC (US Grees Building Council) et son programme de certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) qui est très connu du grand public.
Donald Trump a-t-il consulté cette industrie?
Daniel Guilbault, Saint-Augustin-de-Desmaures
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Inutile diversion
L'exil du Canada dont parle Gaétan Barrette est une diversion pour pallier le manque de vision de son parti. Le Québec hors Constitution est une marque de distinction. Ce n'est pas un rêve de signer la Constitution canadienne ni une fin. C'est plutôt une boîte de Pandore qui sert les politiciens. Une source de division qui mène à des tergiversations inutiles et coûteuses. On essaie de voler plus haut que de couper dans les services et donner des contrats à des connaissances. Voilà que le peuple va payer des avocats et des politiciens pour s'embourber dans un charabia verbal. Les priorités sont ailleurs mais il semble que le Parti libéral du Québec (PLQ) soit difficilement en mesure de se sortir de son passé. 
Jean-David Cyr, New Richmond
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Dis-moi avec qui tu brainstorme...
Il est légitime que le public sache qui les premiers ministres fréquentent puisque ceux-ci ont à gérer des milliards de dollars d'argent public. On sait que M. Couillard a invité Marc-Yvan Côté à «brainstormer». Un ami l'aurait plutôt convié à une partie de pêche pour lui changer les idées. On brainstorme quand il y a un problème à résoudre, un plan à élaborer, un projet à monter... Pas besoin d'être amis, il suffit d'avoir des intérêts communs. Arthur Porter non plus n'était pas un ami de M. Couillard. Ce n'était qu'un partenaire en affaires. Puis un «collègue» quand, en juin 2010, M. Porter fut nommé président du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) du Canada et que M. Couillard devint également membre de ce comité très restreint. On se rappelle que les conservateurs étaient très pointilleux, pour ne pas dire maniaques, sur tout ce qui touchait à la sécurité. Ce qui amène à penser que Stephen Harper avait une confiance absolue dans ces deux hommes. Ils avaient peut-être déjà brainstormé ensemble. Ça crée des liens.
Hélène Marquis, Québec