Le boisé Woodfield

Respecter le propriétaire?

En réaction au texte «Condos au domaine Woodfield» de la journaliste Valérie Gaudreau
Monsieur le ministre,
Je désire vous transmettre l'observation suivante à la suite de vos paroles «il faut aussi respecter le propriétaire» relatées par Mme Valérie Gaudreau dans Le Soleil du 15 janvier 2014.
Notez que pour le propriétaire le coût d'achat du terrain - 1 500 000$ - pour la construction de 75 condos de luxe correspond à $20 000 par unité. Avec un estimé conservateur du prix de vente moyen de chaque unité - disons 400 000$- cela signifie que le terrain n'aura coûté que 5% du prix de vente Dans ce projet, on le voit bien, ce coût d'achat est presque négligeable. Sans commune mesure avec la valeur incommensurable de ce boisé unique que l'on s'apprête à saccager. C'est de cette façon que des terrains qui sont en fait «moralement» propriété publique se transforment en «poules aux oeufs d'or» pour des développeurs, avec l'assentiment de nos élus.
Monsieur le ministre, je vous demande instamment de respecter votre serment d'office, de député, de ministre et de fiduciaire de ce patrimoine.
Nicole Dorion-Poussart, M.A. (histoire), membre émérite de la Société d'histoire de Sillery
Auteure du livre Voyage aux sources d'un pays, Sillery - Québec, GID 2007, 315 p.