Réseau structurant… et durable?

En réaction à l’article «Les libéraux songent à un boulevard urbain» de la journaliste Patricia Cloutier paru le 20 avril

Le nouveau réseau structurant de transport en commun de la Ville de Québec vise notamment le retrait d’un nombre significatif d’automobiles. L’offre améliorée de services incitera certainement plusieurs citadins automobilistes à tenter l’expérience du transport en commun. L’objectif de durabilité du service pourrait néanmoins ne pas être atteint si aucun effort sérieux n’est fait pour intégrer dans l’équation les 105 000 automobilistes recensés qui proviennent chaque matin des banlieues éloignées et qui exercent de plus en plus de pression aux abords de la ville pour y accéder en auto. Les cases additionnelles de stationnement prévues aux extrémités des grands axes du réseau ne devraient permettre qu’à moins de 5 % d’entre eux de pouvoir s’y garer et avoir accès au réseau structurant.

Pour les autres, ça restera le char; adieu alors le durable. Il est donc temps que nos politiciens responsables de ces régions prennent la relève pour proposer, comme dans d’autres villes, un réseau de banlieue (corridors dédiés, trains de banlieue…) adapté aux infrastructures déjà existantes et qui pourrait rejoindre le réseau de la ville, au lieu de projets d’autoroutes élargies, de boulevard urbain et de troisième lien pour favoriser plus d’autos.

Jean AmiotL’Ancienne-Lorette