La rencontre du pape François, chef de l'Église catholique dans le monde, et du patriarche Cyrille, chef de l'Église orthodoxe de Russie, à la Havane, est un pas important pour l'unité des chrétiens dans le monde, estime l'auteur.

Rencontre historique

Vendredi, deux éminents primats de l'Église s'étaient donné rendez-vous à la Havane, pour un entretien privé de deux heures. Le pape François, chef de l'Église catholique dans le monde, et le patriarche Cyrille, chef de l'Église orthodoxe de Russie se se rencontraient pour une première fois dans l'histoire, après laquelle ils ont signé une déclaration commune.
Cette rencontre historique n'est pas improvisée. Elle a mis deux ans à mûrir. Le patriarche Cyrille est déjà marqué par une très longue histoire d'engagement oecuménique. Il reconnaît que catholiques et orthodoxes appartiennent à une seule famille et ils ont besoin l'un de l'autre. Parmi les différences entre ces deux Églises, l'Église orthodoxe ne reconnaît pas la primauté du pape, et pour la fête de Pâques elle suit le calendrier julien et non grégorien.
Cette rencontre est un pas important pour l'unité des chrétiens dans le monde.
Père Paul Karim, Québec