Registre inutile

Le projet de loi no 86 portant sur les arrangements funéraires est en voie d'adoption. La loi précise notamment les modalités d'encadrement de la disposition des cendres.
L'une des raisons évoquées pour ce contrôle des cendres, si on peut dire, est l'obligation de garder un registre de dispersion des cendres! Lesquelles pourront être placées dans un crématorium (la location d'une niche est très onéreuse) ou mises en terre dans un lot au cimetière.
Cela signifie-t-il qu'il ne sera plus possible de disperser les cendres d'une défunte/d'un défunt dans un fleuve, par exemple, selon ses volontés? Il ne faut pas abuser de la crédulité des gens. Je ne vois pas ce qu'apporte la tenue d'un tel registre des cendres. De plus, il est prouvé que l'inhumation d'un cadavre dans un cercueil est néfaste pour l'environnement. Possiblement plus que la dispersion dans l'air de cendres inertes. Je me demande si cet aspect a été abordé dans le projet de loi.
Normande Poirier, Québec