Regarder dans le rétroviseur

Comme un vent de libération après le départ de l’envahisseur, la liberté est de retour presque partout. La vie normale hautement appréciée avec ses joies simples et le sentiment de bien être qui l’accompagne.

On est tous en voie de ressusciter véritablement. On a enfin compris toute la portée de ce mot imposant. On est aussi en train de se laisser subjuguer par la griserie d’un grand party social invitant à toutes les exubérances, effaçant toutes les restrictions emmerdantes. 

On est capable d’oublier malgré tant de répétitifs rappels à la prudence. On est habité par ce beau risque de défier le malheur dont l’impact suscitant une panique passagère sera effacé progressivement. On est tous pareils. Impatience, frustration, lassitude neutraliseront le retour du danger. On le sent. Le virus, on en assez parlé! 

Le malheur a ses limites, semble-t-il! La tendance est à la récupération de nos bonheurs bousculés, encadrés par la distanciation non sociale mais physique  et ces rituels protecteurs. C’est implicite dans notre façon d’agir et de penser.  Les deux mains sur le volant et les angles morts et le rétroviseur, on le sait mais…

Douglas Beauchamp
Québec