Référendum incontournable

Il semble que les séparatistes catalans soient bien résolus à tenir leur référendum sur l'indépendance le 1er octobre, malgré les pressions du chef du gouvernement espagnol, le conservateur Mariano Rajoy, pour l'empêcher.
«Bien sûr que nous voterons», a dit Carles Puigdemont, le leader séparatiste. «Ici, nous sommes des démocrates [...] Dites à tout le monde de ne pas avoir de doutes le 1er octobre, qu'ils votent pour sortir de l'obscurité qui dure depuis trop d'années!» 
Même si la Catalogne n'est pas le Québec, plusieurs similitudes se dégagent de la démarche de ces deux États, notamment l'ingérence malencontreuse des gouvernements centraux dans les manifestations tout à fait «légales» des séparatistes.
En appelant leurs partisans à ne pas prendre part au référendum, les partis qui y sont opposés risquent d'entraîner une victoire du «oui», un résultat peut-être fragmentaire, mais démocratique qu'il sera difficile, voire impossible de ne pas reconnaître comme légitime en vertu du droit international.
Henri Marineau, Québec