Réactions aux changements au PQ

C'est bien connu, dans toute entreprise ou organisation, il est à prévoir des réactions tout à fait normales aux changements véhiculés par le style de gestion ou les idées du nouveau leader. Il en va ainsi de l'arrivée de Pierre Karl Péladeau au sein du Parti québécois. La démission de Stéphane Bédard en est un exemple frappant.
Par les temps qui courent, des tensions semblent surgir des coulisses du PQ, si bien que son chef a dû faire une sortie officielle pour tenter de les minimiser en les qualifiant plutôt d' «interrogations»,  nuance peut-être, mais signal quand même. À mon sens, M. Péladeau erre lorsqu'il compare ces réticences avec «ses vies professionnelles antérieures», le champ de ces activités illustrant selon moi un volet «affaires» complètement absent de la vie politique où le «service» incarne le principal leitmotiv.
En clair, M. Péladeau devra apprendre à composer avec les aspirations de ses troupes et faire les concessions qui s'imposent sur certains dossiers, en particulier sur la stratégie référendaire qu'il entend mettre de l'avant. À défaut de quoi, ses «interrogations» risquent de se retrouver sans réponse au grand dam de la nécessaire mobilisation autour de l'accession du Québec à son statut de pays.
Henri Marineau, Québec