Radulov, Markov, Price et l'abondance des millions...

Enivrés par le jeu flamboyant de cette multitude de talents étrangers, les partisans du Canadien les accueillent avec amour.
Ils sont membres d'une équipe au passé glorieux porteurs de cette fierté d'être membres d'une équipe exceptionnelle. C'est l'appartenance sacrée qui prime. Ces artistes d'ailleurs ont été adoptés par les gens de Montréal. Ils ont le devoir de porter le flambeau et de ne pas décevoir. Le CH est symbole de fidélité sans limites. Un engagement solennel indissoluble... Voilà ce que pensent les partisans profondément marqués par les vedettes d'antan. Mais la réalité efface tout ce folklore. Le hockey n'a plus de frontière. Il ne nous appartient plus. La victoire s'achète. Les joueurs sont des mercenaires disposés à changer d'équipe, à rompre le fameux lien d'appartenance... Le hockey sans âme au risque de décevoir les branchés sur la fidélité démodée! Le Canadien de Montréal ou de Moscou ou de quel pays ou d'aucun pays ou ville. Le hockey sans identité, dilué, étiré. On oubliera Radulov. Markov doit réfléchir et Price est condamné à l'excellence!
Douglas Beauchamp, Québec