Qui se dira «spin doctor»?

On fait des manchettes avec l’expression «spin doctor», mais a-t-elle un avenir? Combien d’attachés de presse ou de conseillers en communication inscriraient l’expression à la suite de leurs noms sur une carte professionnelle? Probablement autant qui oseraient écrire «manipulateur de médias», «faiseur d’image», «propagandiste»... C’est-à-dire très peu.

Les expressions lancées jusqu’ici par Paul Roux (La Presse, 8 janvier 2006) et par France Terme (Façonneur…, signalé par le GDT) orientent le projecteur vers une fonction habituelle des attachés de presse: celle de bien faire paraître un service, un produit ou un patron. À long terme, on se contentera sans doute des expressions générales : attaché de presse, conseiller en communication, chargé des relations publiques. 

Les journaux et les médias qui veulent des accroches et des expressions plus acidulées (voir Le Soleil du 7 janvier, p. 16 et 17) continueront d’utiliser «spin doctor», à moins que les Étatsuniens leur en inventent un nouveau.

Gaston Bernier, Québec