Malgré le caractère laïque des institutions publiques du Québec, les références au catholicisme sont omniprésentes, comme en témoigne le crucifix accroché à l'Assemblée nationale.

Qui fait quoi ?

En réaction au texte «Parfum d'élections à Québec» du journaliste Jean-Marc Salvet
On a tendance à oublier, dans le feu quotidien de l'actualité, qui fait quoi au sein de nos gouvernements. Jean-Marc Salvet écrit dans le Soleil du 15 février ce qui suit: «En théorie, le déclenchement du scrutin pourrait advenir de deux manières. Par une décision de la première ministre, qui a le loisir de dissoudre le Parlement lorsque bon lui semble - malgré l'adoption d'une loi sur la tenue des élections à date fixe. »
Cette affirmation n'est pas exacte. La première ministre Pauline Marois n'a pas le loisir de dissoudre le Parlement. Cette prérogative appartient constitutionnellement au lieutenant-gouverneur de la province. En effet, parmi les responsabilités de ce dernier, il y a, exprimé très clairement sur son site Internet, «la convocation, la prorogation et la dissolution de l'Assemblée nationale.»
Madame Marois a certes le loisir de demander au lieutenant-gouverneur de dissoudre le Parlement. Le lieutenant-gouverneur peut faire deux choses. La première est d'accepter la demande de la première ministre et dissoudre le parlement. La seconde est d'offrir à l'opposition, qui, au total, compte plus de députés que le Parti québécois, la possibilité de tenter de former un gouvernement.
Cela, c'est la réalité de notre système démocratique et quand on y pense bien, c'est un assez bon système.
Michel Héroux, Québec