Qui arrêtera Anacolor?

La machine politico-administrative s'avère impuissante à régler un problème grave et urgent à Cap-Rouge: l'usine de peinture Anacolor relâche des COV qui polluent l'air et affectent la santé des citoyennes et des citoyens. La direction de la santé publique l'a dit et redit : il est impératif que les émanations cessent. Or, les propriétaires Éric Nadeau et Richard Leblanc font preuve de mauvaise foi en poursuivant leurs opérations sans respecter les balises qui leur ont été imposées par le ministère de l'Environnement.
Sur qui les citoyennes et citoyens peuvent-ils compter pour arrêter Anacolor? Le conseiller municipal, Laurent Proulx, se cache derrière le «bureau des affaires juridiques» de la Ville pour justifier son inaction. Le député de la circonscription, Sam Hamad, se démarque par son absence et témoigne d'une indifférence offensante envers le sort de ses concitoyens. La Commission Scolaire des Découvreurs, responsable de protéger la santé des élèves, se dédouane aussi du problème. Et le maire Labeaume, bien qu'il bombe le torse, semble quant à lui incapable d'affronter Nadeau et Leblanc.
Bref, les citoyennes et citoyens de Cap-Rouge ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Le Regroupement citoyen pour la qualité de l'air de Cap-Rouge fait un travail remarquable pour faire cesser les émanations. D'autres citoyens élargissent le mouvement et viennent tonifier l'action citoyenne. Messieurs Nadeau et Leblanc, soyez assurés que nous ferons monter la pression sur votre entreprise à la hauteur du mépris que vous entretenez à notre égard.
Simon Viviers, Christian Jacques, résidants de Cap-Rouge et citoyens de Québec depuis 35 ans