Quelle entourloupette!

Qui l'eût cru! Nos maires se font hara-kiri au sujet du SRB. C'est une belle jambette que nos deux quidams nous donnent, nous, les gens de Lévis et de Québec.
Je me disais qu'enfin, nos deux villes s'apprêtaient à entrer dans la modernité. Hélas! on efface tout et on revient 10 ans en arrière. On va se contenter d'améliorer un tant se faire que peu le transport en commun dans chaque ville. Adieu ce que plusieurs d'entre nous rêvions de voir un jour! Le projet est remis aux calendes grecques, et pour longtemps.
Nous revenons au vieux schéma du «on avance mais pour mieux reculer». Bravo! Les gouvernements fédéral et provincial vont répondre quoi quand nos maires proposeront des projets à l'avenir? Je n'ose même pas y penser. Parfois, nos politiciens doivent passer outre certaines réticences et foncer. C'est vrai: j'oubliais que les élections à la mairie s'en viennent!
Lévis Bouchard, Québec
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Un fiasco collectif
Lorsqu'on parle de transport collectif dans la grande région de Québec (incluant la Rive-Sud), il vaut mieux employer l'expression «fiasco collectif». À preuve, il y a 20 ans, l'organisme communautaire voué au transport en commun que je présidais (CRUTEC) constatait avec amertume l'abandon du Plan d'intégration Rive-Nord Rive-Sud du transport en commun. 
Et nous voici de nouveau à la case départ. Il y bien sûr une raison à cela: essentiellement, le manque de vision de nos élus municipaux, à commencer par le petit maire de Lévis. Sa position d'abandonner le SRB est en effet intenable. Trop cher dit-il? Il réclame pourtant à grands cris la solution la plus onéreuse qui soit: la construction d'un troisième lien. Et en ce qui concerne les problèmes quotidiens de congestion vécus par une partie de son électorat, il nous assure qu'il présentera sa solution basée sur le transport collectif, comme s'il n'avait pas encore eu le temps d'y réfléchir, trop occupé qu'il était à démanteler la défunte gare intermodale de Lévis. 
Et c'est bien cela le problème: le manque de réflexion et de vision à moyen et long terme. Lorsqu'on songe que Longueuil a été reliée par métro à Montréal en 1966, et que l'on y développe actuellement un réseau électrifié de trains de banlieue à coup de milliards de dollars, j'ai plus que jamais l'impression de vivre ici dans un gros village gaulois.
Pierre Gagné, Québec