Québécois ou Québécois?

La consultation publique sur le racisme systémique au Québec sera lancée cet automne. En réalité, la question qui va faire surface est la suivante: est-ce que les Québécois sont racistes?
Je suis convaincu que plusieurs répondront OUI. Mais de qui parlera-t-on lorsqu'on affirmera cela? Parlera-t-on des Québécois francophones (dits «de souche»), ou est-ce que le mot «Québécois» inclura aussi les Italiens, les Chinois, les Grecs, les Maghrébins, les Juifs, les Croates, etc., vivant à Montréal et ailleurs au Québec? Car, disons-le, ces gens sont aussi des Québécois.
Ceci dit, on dirait que le mot «Québécois» a deux sens : un positif et un négatif. Plusieurs aiment bien se sentir «inclus» en se qualifiant de «Québécois», mais si on donne au mot une connotation négative, on n'hésite pas à s'en exclure. Je trouve cela hypocrite. Je pense que si on se dit «Québécois», on devrait l'assumer entièrement, et pas juste quand ça fait notre affaire...
Malheureusement, je suis persuadé que lorsqu'on se demandera si les «Québécois» sont racistes, on parlera uniquement des Québécois francophones (dits «de souche»).
David Doyon, Québec
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Profiter de l'appât du gain
J'ai été tout simplement estomaqué de lire dans votre journal qu'une dame de Cowansville s'était vue proposer le plus naturellement du monde de payer 20 $ à un système de rendez-vous en ligne pour une «assurance» de rendez-vous à l'heure ou à l'intérieur de certains délais dans une clinique médicale. S'il y a des retards, on convient d'ailleurs que ça peut arriver, on va en toute probabilité repousser les rendez-vous de gens qui n'ont pas déboursé ce petit surplus pour passer en priorité les gens qui l'ont fait.
Je me demande bien comment des professionnels bardés de diplômes et de compétences ont pu en arriver à copier les pratiques commerciales mercantiles des clubs de danseuses et des bars, tout en les coordonnant dans leur cerveau avec le code de déontologie de leur pratique médicale. Leur cerveau devrait être en parfaite condition, est-ce que l'argent et l'appât du gain y auraient provoqué des courts-circuits?
Non, c'est tout simplement une nouvelle connexion de synapses, le chemin précédent utilisé pour les frais accessoires étant tout à coup devenu impraticable.
André Verville, Lévis
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Le macaron, objet inutile et polluant
À quoi donc sert le macaron du Festival d'été de Québec? À faire scintiller les foules? Comme on regarde normalement les autres spectateurs dans le dos, ce sont normalement les artistes qui voient ce spectacle. Mais est-ce que le bénéfice vaut toute cette logistique de faire fabriquer cet objet autrement inutile contenant une pile polluante? Très peu penseront à recycler la pile polluante comme il se doit.
Je me donne rarement la peine d'installer le macaron puisque le seul contrôle à l'entrée est le bracelet et, si je le fais, je ne le fais jamais scintiller. Aucun employé n'a jamais questionné l'absence de macaron ou de scintillement.
Imaginez la panique de celui qui a perdu ou égaré son macaron et qui pense qu'il y aura un tel contrôle à l'entrée.
Le Festival d'été est devenu extraordinaire. L'abandon du macaron est une amélioration assez facile à apporter pour diminuer le coût toujours croissant du passeport.
Jeannot Vachon, Québec