Québec solidaire et la CSN

Ainsi donc, les employés de Québec solidaire (QS) pourront se syndiquer et s’affilier à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Nous parlons ici essentiellement d’agents d’information, d’attachés politiques et de recherchistes.

La décision du Tribunal administratif du travail est inquiétante. Que se passera-t-il si un jour QS prend le pouvoir et que de gros syndicats affiliés à la CSN déclenchent une grève générale? L’attaché politique, doublé d’un militant syndical convaincu, en possession d’informations sensibles émanant de son employeur, sera-t-il tenté de les couler pour faire mal paraître le gouvernement et le faire plier? Ces syndiqués ne devraient pas avoir le droit de s’affilier à une centrale syndicale. Je suis d’accord avec Réjean Parent, un ancien chef syndical, quand il écrit : «S’il est aisé de partager les soucis d’équité dans le traitement qui ont incité les employés de QS à vouloir se syndiquer, il aurait cependant mieux valu que l’encadrement provienne du bureau du président de l’Assemblée nationale pour l’ensemble des employés de l’aile parlementaire des partis politiques, avec des mécanismes internes de représentation et de contestation.»

Sylvio Le Blanc, Montréal