L'exposition provinciale du monde agricole a déménagé à Montmagny il y a deux ans, après son abandon par Expo Québec. Sur la photo : jugement de vaches laitières au Pavillon de la jeunesse, en 2007.

Que l'exposition agricole reste à Montmagny!

En réaction au texte «Déménagement de l'Exposition agricole, Montmagny refuse de "payer les pots cassés" du journaliste Baptiste Ricard-Châtelain
Natif d'un très beau village agricole (Sainte-Foy), où tous mes voisins étaient agriculteurs, j'ai eu le privilège d'apprendre à traire les vaches à la main à l'âge de dix ans, à faire fonctionner les premières trayeuses de Laval et à conduire les tracteurs, n'étant pas assez costaud à cet âge pour charger le foin, mais assez grand pour atteindre l'embrayage et le frein. Je savais faire la différence entre une Holstein, une Arshyre ou une Jersy.
Quand j'allais à "l'Expo", jusqu'à l'âge de 15 ans, mon intérêt était partagé. Bien sûr il y avait les jeux mécaniques, et suite à la traversée distraite du Palais du Commerce, je me précipitais pour voir les animaux. Il faut dire, que nous de Sainte-Foy avions la structure grâce à laquelle nous pouvions aller chercher notre adrénaline, le pont de Québec; donc pas besoin des jeux mécaniques quétaines qui nous bouffaient notre maigre budget.
Il y a trois ans, quand j'ai appris la nouvelle que l'on voulait déménager le jugement provincial des animaux de Québec à Montmagny, je me suis demandé si cela n'était pas un relent du passage éclair de Clotaire Rapaille ou encore si quelqu'un à l'hôtel de ville n'avait pas pris sa médication ce jour-là; j'en étais sidéré.
Par contre, connaissant la capacité de Montmagny à organiser le Festival mondial de l'accordéon, je me suis dit que ce concours serait un succès. J'empruntai donc la 132, afin de montrer à mes petits-enfants et à leurs parents la beauté de notre héritage architectural. Nous n'en fûmes point déçus.
Sachez cher monsieur Pons que nous appuyons votre démarche et que nous retournerons à Montmagny avec plaisir.
Je voudrais enfin en profiter pour remercier mes voisins de l'époque, soit monsieur Camille, le Père-Jos, monsieur Ti-Toine et le métayer de l'Hôpital Laval. N'ayez crainte, leurs descendants sauront les reconnaître!
Yvan Robitaille, producteur forestier
Saint-Pierre-de-Broughton