Qualité durable au juste prix

En réaction au Point de vue «Le gouvernement Legault doit tirer des leçons du passé» paru le 14 août

Au bien-fondé du point de vue des associations, j’aimerais ajouter ce qui suit. Ayant œuvré comme directeur de la construction au ministère des Travaux publics, j’ai vécu concrètement le fait suivant : les gros utilisateurs de services professionnels et d’entrepreneurs privés, comme les gouvernements, ne vont nulle part sans la compétence intérieure des ministères et organismes publics pour définir clairement leurs besoins et contrôler la conception et la réalisation des projets. La commission Charbonneau en a donné la preuve. 

Par ailleurs, les faiblesses des gouvernements sont aussi bien connues, en ce qui concerne les projets en informatique et les contrôles de respect de l’environnement, par exemple. S’ils veulent réaliser des projets de haute qualité, durables, sécuritaires et au juste prix, les donneurs d’ouvrages publics doivent pouvoir rivaliser de compétence avec le secteur privé. Sans une garde intérieure sérieuse, les contrôles de qualité totale et de prix n’existent pas. Le sens du bien public, qui commande une qualité globale, ne peut être respecté.

Bernard Dupont, Québec

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Le théâtre de Macron et Poutine

Pourquoi Emmanuel Macron invite-t-il Vladimir Poutine au fort de Brégançon quelques jours avant la tenue du G7? C’est pour le moins étrange, d’autant plus que la Russie a été exclue de ce groupe sélect d’États. Je crois que c’est surtout l’homme de Moscou qui a à gagner de cette rencontre : en nette baisse de popularité en son pays, il peut ainsi redorer son blason et montrer qu’il fait toujours partie des grands. Ce qui permet aussi indirectement au président français de jouer la carte de chef de l’Europe. 

Mais est-ce que cette ouverture au despote du Kremlin va réellement changer les choses? Beaucoup en doutent, parce qu’il est bien connu que le président Poutine carbure uniquement à la force et qu’il méprise l’Europe. Macron vise le long terme dans cette relation avec le gouvernement russe. Qui vivra verra. Quant aux droits de la personne, je doute fort qu’ils soient mieux respectés en Russie.

Michel Lebel, Entrelacs