Qu'advient-il de Bell Canada?

Nous sommes peut-être quelques centaines de milliers de clients en règle à nous inquiéter du silence absolu de Bell depuis que le Conseil canadien de la radiotélévision et des télécommunications (CRTC) l'a contrainte, par une décision du 9 mai 2010, de rembourser les clients qu'elle a pu facturer depuis septembre 2009 au coût de 2,80$ plus taxes pour le service Touch-tone, inutilisable avec des appareils à cadran rotatif.
Nous sommes peut-être quelques centaines de milliers de clients en règle à nous inquiéter du silence absolu de Bell depuis que le Conseil canadien de la radiotélévision et des télécommunications (CRTC) l'a contrainte, par une décision du 9 mai 2010, de rembourser les clients qu'elle a pu facturer depuis septembre 2009 au coût de 2,80$ plus taxes pour le service Touch-tone, inutilisable avec des appareils à cadran rotatif.
Il y a donc plus de cinq ans que la décision du CRTC a été publiée mais au lieu de s'empresser d'accueillir les demandes de remboursement et d'y donner la suite convenue, Bell a feint d'ignorer le jugement rendu à son endroit en se réfugiant dans le silence. Elle a même continué d'imposer illégalement tous les mois le coût du Touch-tone à ses clients jusqu'au jour où les uns et les autres, découvrant les faits et leurs droits, ont résilié leur contrat d'abonnement en adhérant à une autre société de téléphonie.
Si en recourant à l'arme du silence, combiné avec la prétendue passivité de la clientèle, Bell a eu pour objectif dans cette crise d'atténuer les conséquences financières et le rejet de ses services, elle n'a pas échappé à la sévère critique de la population lui reprochant le manque de respect envers les clients, les mauvais rapports avec le public et l'attitude irresponsable de ne pas obtempérer à une décision de justice. N'appartient-il pas à l'État de sévir contre de pareils travers d'une entreprise d'utilité publique?
Les avocats qui examinent présentement le moyen d'appliquer le recours collectif dans le cas des clients indûment facturés par Bell pour le service Touch-tone seraient avisés de prêter attention à cette autre manoeuvre de Bell Canada, rapportée par le journal Le Devoir en février dernier sous la manchette: «Bell devra rembourser 3,9 millions à ses 291 000 clients qu'elle a lésés» en facturant les messages entrants d'après le jugement de la Cour supérieure du Québec.
N'est-ce pas que les mêmes pratiques produisent les mêmes effets!
Lionel Beaudoin, Lévis