Publicités à la pelletée

J'aurais cru que l'enveloppe de 675 millions $ sur cinq ans consentie l'année dernière par le gouvernement Trudeau à Radio-Canada allait concourir à réduire le nombre de publicités à la télé. Il semble que non.
Depuis la rentrée, le nouveau Téléjournal de fin de soirée est notamment catastrophique à cet égard. Il y a des publicités à tout bout de champ et elles sont interminables. Voilà pourquoi j'ai pris la décision de l'enregistrer et de l'écouter 15-20 minutes après le début de l'émission. Non seulement je passe en quatrième vitesse sur les pubs, mais aussi sur les reportages qui ne m'intéressent guère. Il m'arrive même de me rendre jusqu'à la fin de l'enregistrement, alors que Céline Galipeau ne nous a pas encore souhaité «Bonne fin de soirée».
Sylvio Le Blanc, Montréal
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Le piège des opioïdes
Force est de constater qu'il y a véritablement une «crise». Pratiquement chaque jour, nous apprenons que des personnes ont risqué leur vie; certaines sont même décédées à la suite de l'injection de drogues fortes (Fentanyl...). La situation est très préoccupante. Elle dénote une souffrance humaine des plus criantes. Parmi ces gens «souffrants», il y a bien sûr ceux qui font l'usage de ces drogues, mais il y a aussi ceux que l'on considère comme «leaders» au sein de notre pays.
N'avons-nous rien de mieux, comme société, que des drogues à offrir, à légaliser, pour que les citoyens du pays vivent une expérience qui élève, qui éveille une passion, qui nourrit un désir d'apprendre, de se développer, d'acquérir des compétences, de s'engager joyeusement, activement, en toute harmonie? Où sont les projets de société qui emballent, qui illuminent, qui créent une volonté d'en faire partie, qui font dire : «Moi, je dis non à la drogue; j'ai quelque chose de bien supérieur qui me fait triper.»
L'antidote n'est pas qu'un médicament. Il se fait «projet» de société, projet de vie, qui mobilise l'ensemble de la population. L'antidote se fait «art d'humanisation» où chacun porte le souci du mieux-être des gens qui l'entourent, quelle que soit sa condition de vie.
Une crise est un signal, un appel. Nos «leaders», gouvernants et autres doivent savoir tirer le meilleur de cette crise pour s'ouvrir à la nouveauté qui cherche à s'en dégager. Notre pays a beaucoup plus à offrir que la légalisation de drogues pour dynamiser ses citoyens, les rendre fiers et heureux d'y contribuer et de vivre ici.
Jean-Marc Fournier, Québec