Protéger le Cyclorama

En réaction au texte «Le Cyclorama : un trésor international en danger» paru le 3 août
Merci, M. Sirois-Trahan, d'avoir défendu la conservation du Cyclorama de Jérusalem de Sainte-Anne-de-Beaupré avec autant d'enthousiasme, de précision et de conviction. J'ai pu apprécier la valeur artistique de cette oeuvre à quelques reprises. Comme plusieurs, je savais qu'une telle installation était peu courante, mais je n'en connaissais pas la rareté.
Vous situez le Cyclorama dans le contexte du développement de l'image animée. L'Université Laval n'a-t-elle pas reçu dernièrement une donation importante d'appareils cinématographiques? Ne retrouve-t-on pas à Québec un grand nombre de compagnies et d'institutions oeuvrant dans le domaine de l'image?
C'est probablement un hasard si un des derniers grands cycloramas existants se retrouve à Sainte-Anne-de-Beaupré, en bon état de conservation. La région de Québec ne devrait pas laisser passer cette chance de mettre en valeur cet équipement culturel. Le Cyclorama doit être déclaré bien culturel et Québec doit fournir des fonds pour sa conservation.
Encore une fois merci d'avoir mis vos connaissances au service du patrimoine. En écrivant votre texte au journal Le Soleil, vous avez posé une action qui sera, je l'espère, déterminante dans le sort qui attend le Cyclorama de Sainte-Anne-de-Beaupré.
Hélène Villeneuve, Québec
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Déclin du français
Dans sa lecture du rapport de Statistique Canada sur la langue et le recul du français au Canada et même au Québec, le ministre Luc Fortin affirme qu'il «ne porte pas de lunettes roses» et accuse l'opposition de porter des «verres fumés». Le ministre n'a pas du tout besoin de lunettes puisque, comme les autres membres du gouvernement Couillard, il fait preuve d'aveuglement volontaire.
Le seul état francophone d'Amérique du Nord est officiellement unilingue. Cependant, compte tenu de son statut de province dans un ensemble officiellement bilingue, le Québec ne peut même pas obliger les bureaux fédéraux à respecter et à appliquer la loi 101.
Et pour celles et ceux qui pensent «qu'il n'y a rien là» dans cette diminution de l'usage du français au Québec, je les invite à voir l'énergie que dépensent les Premières Nations pour récupérer leur langue, «élément essentiel de leur culture». Le Québec ferait exception?
Normand Breault, Montréal