Me Marcel Aubut croit que le «vieux» Colisée doit être préservé, car il pourrait servir si les Jeux olympiques étaient présentés à Québec.

Proche de l'action au Colisée

Je suis allé au Colisée aujourd'hui. Ma dernière visite remontait à 2010. Le Canadien jouait contre les Islanders de New York. Un gain du CH de 7-2 contre l'équipe B de la formation de Long Island. Le moment le plus excitant avait été la présentation sur l'écran géant des trois frères Stastny, présents pour l'occasion à la Marche bleue. La foule s'était levée d'un bond. Les frangins étaient assis dans une discrète section des mezzanines. Mais au Colisée, les gradins sont à pic, escarpés. On est près de l'action, près des uns et des autres. Il y une âme.
Autre souvenir: celui de la victoire des Nordiques en 1987. Jamais vécu une émotion aussi forte pour un événement sportif depuis. J'avais vu Peter Stastny tout le long patiner vers moi, vers le gardien Mike Liut, du Hartford. J'étais assis dans l'avant-dernière rangée des galeries, avec mon défunt frère. Quand même, la vue fut parfaite. L'effet plongeant du «pit en haut», m'avait fait voir la scène parfaitement: le but, la foule exploser d'un seul bloc. Escarpés le gradin, près de l'action.
C'est tout ça que j'ai revu aujourd'hui. Parmi les banderoles des Remparts, des Nordiques et de Jean Béliveau, mes souvenirs d'un lieu un peu vétuste, mais dont les gradins escarpés permettaient aux spectateurs de se sentir dans l'action. Je ne sais pas encore comment sera le nouvel amphithéâtre, mais j'espère que l'âme de Jean Béliveau et des frères Statsny y déménageront.
Pierre-Yves Dumont, Québec