Problème de perception

En réaction au texte «Armes à feu: la maladie mentale, le principal problème?» paru le 29 novembre.

Votre article s’inscrit dans la problématique du massacre malheureux de la Polytechnique. J’aurais aimé que vous spécifiiez que ce monsieur avait des problèmes de santé mentale et n’utilisait pas une arme de chasse. Le débat actuel avec M. Morin concerne l’enregistrement des armes d’épaule. Il me semble que la majorité des 611 meurtres de 2016 ont été perpétrés par d’autres types d’armes tels les pistolets, revolvers, couteaux, etc. Vous avez raison de dire que la problématique de santé mentale est déjà prise en compte.

Dans votre texte, vous citez les questions auxquelles chaque demandeur de Permis de possession et d’acquisition d’armes à feu doit répondre lors de sa demande originale ou lors de sa demande de renouvellement tous les cinq ans. Ce registre est fédéral et demeure la pierre angulaire pour restreindre la possession d’armes à feu pour les gens qui ont des problèmes mentaux. En tant que détenteur d¹un PPAAF valide, je peux posséder autant d’armes d’épaule que je veux. Personnellement, j’en possède sept que je me dois d’entreposer dans un local sous clé, etc. Mes armes ne sont pas dangereuses dans mon armoire ou entre mes mains.

Le registre des PPAAF est accessible aux policiers en tout temps. Ils savent donc que je possède une ou plusieurs armes. Les tueries spectaculaires comme Polytechnique ou Dawson ont été perpétrées avec des armes à utilisation restreinte qui ne sont pas des armes de chasse «normales». Voilà la problématique qui achale les honnêtes propriétaires d’armes de chasse. C’est une question de perception. Comment faire comprendre au public que les chasseurs ne sont pas plus dangereux que les cuisiniers (couteaux) et 10 fois moins que l’alcool au volant ou les bandes de rues. Merci d’essayer de clarifier ces enjeux sensibles.

Marian Fournier

Château-Richer