Pression, attention!

Des articles font état d’une augmentation du taux d’échec aux examens ministériels de quatrième secondaire.

Les trouble anxieux, anxiété de performance, phobie sociale, dépression majeure, TOC, attaque panique, ça vous dit quelque chose? Avec en plus un taux de décrochage inquiétant et un taux de suicide déstabilisant chez les jeunes, eh bien ça devrait… Mais on en rajoute!

Moi en tant que médecin quand je rencontre un patient à risque de faire un événement cardio vasculaire, je fais de la prévention et surtout je traite les facteurs de risque déjà présents, je n’en crée pas des nouveaux.

Nos grands stratèges et penseurs devraient se connecter un peu à la réalité. Ce sont des enfants et des adolescents ayant une pression immense sur eux qui se présentent à ces épreuves. Demandez-vous donc qu’est-ce qu’on cherche à prouver avec de telles épreuves? Est-ce que ce sont nos jeunes qui en sortiront gagnants? J’en doute.

Eve-Marie Gagné
Ste-Pétronille

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ET LES AUTRES CLINIQUES?

En réaction au texte «Achalandage monstre», paru le 30 janvier

La Dre Chantal Guimont, directrice de la clinique médicale Lebourgneuf, impute l’engorgement de sa superclinique au laxisme des médecins de famille des autres GMF et aux patients qui ne présentent pas de problèmes de santé urgents.

Ces propos m’ont profondément irrité et étonné, parce que l’existence de supercliniques repose, justement, sur la volonté du gouvernement de désengorger les autres composantes du système de santé et que celle-ci s’accapare les postes de médecins au détriment des autres GMF de la région.

Je suis un patient de la Clinique médicale de Beauport qui voit son équipe de médecins se réduire comme une peau de chagrin d’année en année, malgré des demandes répétées de son directeur pour obtenir des postes de médecins en remplacement de ceux qui ont pris ou prendront leur retraite. Le nombre de patients par médecin à la Clinique médicale de Beauport est supérieur à toutes les autres formes de structures, soit un praticien pour 2000 patients, alors que l’objectif de M. Barrette est de 1500 patients par médecin, y compris dans les supercliniques qui, à mon avis, ne l’ont pas nécessairement atteint.

Le Centre médical de Beauport, qui risque de perdre son statut de GMF par manque de médecins, a prouvé son efficacité sans entraîner des coûts prohibitifs. Le Dr Barrette doit pourvoir les postes vacants du Centre médical de Beauport s’il veut atteindre ses objectifs d’accès à un médecin traitant. Encore faut-il que le gouvernement continue de reconnaître leur importance.

Jacques Desmarais
Québec