Des policiers ont perturbé les festivités d'hier pour le 375e anniversaire de la ville de Montréal.

Prendre son gaz égal

Lors de la célébration du 375e anniversaire de Montréal, les policiers sont venus manifester face à la lenteur des négociations en cours depuis trois ans. Il n'en fallait pas plus pour attirer des regards désapprobateurs. Le maire de la métropole leur a demandé de «prendre leur gaz égal».
Sur les lignes ouvertes, réchauffées par leurs animateurs, plusieurs se montrent offusqués par ces moyens de pression. Les policiers représentent la loi et l'ordre et posent des gestes inacceptables, diront plusieurs, et ils devraient penser à d'autres moyens de pression. Dans la fonction publique, parapublique ou municipale, que reste-t-il aux syndiqués comme moyens de pression acceptables? Si ça ne dérange pas, quel effet peut-on attendre du geste? 
Pour ma part, dans une société qui se veut évoluée, il m'apparaît inconcevable d'éterniser des négociations et d'ainsi provoquer les travailleurs. Pourtant, quand vient le temps de traiter du salaire des dirigeants, des hauts fonctionnaires ou de cadres supérieurs, les choses ne traînent pas. Pensons à celui que le maire a engagé pour s'occuper de l'arrivée des réfugiés syriens, avec un salaire horaire assez démesuré. A-t-il pris son gaz égal à ce moment-là?
Michel Giroux, Québec