Les pêcheurs de crabes ont réagi à la décision de Pêches et Océans de couper de 63 % le quota global de leur secteur.

Pouvoirs renforcés

En réaction au texte «Une attaque en règle» de l'éditorialiste Pierre Asselin
M. Asselin prétend que notre gouvernement a apporté des changements à la Loi sur les Pêches dans le but d'affaiblir les pouvoirs du ministère des Pêches et Océans, donnant comme exemple un accord signé avec l'Office national de l'énergie.
Que ce soit bien clair: dans tous ces cas où de tels accords sont signés, incluant avec l'Office national de l'énergie, ce sont les standards dictés par Pêches et Océans qui s'appliquent, peu importe l'organisme qui évalue le projet. De plus, Pêches et Océans maintient son pouvoir décisionnel et demeure en charge d'émettre les autorisations en vertu de la Loi sur les pêches.
Les changements à la Loi sur les pêches, sous plusieurs aspects, ont renforcé les pouvoirs de Pêches et Océans. Nous avons, par exemple, augmenté les amendes prévues pour les infractions et inclu une obligation d'aviser le ministère de tout dommage causé au poisson ou à son habitat. Nous avons également clarifié les conditions pour les plans de compensation des pertes d'habitat.
L'industrie de la pêche, tant commerciale que récréative, crée des dizaines milliers d'emplois au pays et fait partie intégrante de notre identité canadienne. Notre gouvernement est déterminé à protéger cette importante industrie et à s'assurer que nos pêcheurs pourront continuer de profiter de nos richesses marines.
Gail Shea, ministre des Pêches et Océans
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Réponse de Pierre Asselin
Comment parler d'un maintien du pouvoir puisque c'estl'Office national de l'énergie qui décidera si Pêches et Océans peut l'exercer ou non dans le cas d'un projet de pipeline. Cette décision s'inscrit parfaitement dans la logique de la loi omnibus C-38, qui a remplacé la «protection de l'habitat du poisson» par la «protection des pêches». Ce sont les besoins de l'industrie qui dictent désormais la protection de l'environnement.