Pourquoi un déficit?

Lettre au premier ministre du Canada, Justin Trudeau
J'ai lu tout ce que je pouvais sur votre nouveau budget. J'ai cherché quelque mesure d'intérêt. J'ai bien sûr trouvé de l'assistance à la création de nouvelles places en garderie, de l'argent pour la formation de la main-d'oeuvre, pour des logements sociaux, mais aussi des coupes vertigineuses dans la participation fédérale aux dépenses de santé. Et la plupart des mesures positives sont dans des champs de compétence provinciale! Et cela pour un déficit de 20 milliards $!
Il y a aussi de l'argent pour les infrastructures dîtes-vous, mais lesquelles? Et pour quand? Après 10 ans de négociations?
Un budget pour la classe moyenne? De quelle classe moyenne parlez-vous? Je suis retraité, résidant au Canada depuis 50 ans, y ayant travaillé pendant 46 ans. Qu'est-ce que c'est pour moi ce budget de la classe moyenne? Rien, sinon une taxe additionnelle sur ma bouteille de vin. Je n'ai trouvé qu'un gouffre, le gouffre qu'est l'appareil public fédéral qui coûte plus cher pour se suffire que pour servir les citoyens canadiens. 
Où est-il, ce déficit de 20 milliards? Où est-il passé en 2016-2017? Qu'a-t-il rapporté à ma communauté, sinon à moi? Rien que je puisse évaluer, rien qui m'ait rapporté, que mon petit 570$ par mois de pension de vieillesse, une peanut au net que je touchais déjà lorsque le budget était équilibré.
Mais, ce qui me dérange vraiment, Monsieur le premier ministre, ce n'est pas l'argent ni le gaspillage, c'est l'arrogance de ce gouvernement «supérieur», son incapacité à s'arrimer avec les provinces, à prendre en compte leurs priorités, à les partager et à s'engager pour faciliter leur réalisation. C'est la faillite de l'esprit de cette fédération.
Je suis outré, Monsieur le premier ministre, par ce budget et par le ton qui lui a été donné.
Ah, excusez-moi, peut-être avais-je oublié qu'il fallait que vous achetiez un nouveau système de paye pour la fonction publique fédérale... 
Jean-Pierre Delwasse, Saint-Malachie
***
La dignité sans condition
Merci, M. Pageau, pour votre lettre (La démence n'enlève pas la dignité) parue dans le Soleil du dimanche 26 mars! Quelle belle réflexion! En effet, l'individu est digne en soi et pas par ce qu'il réalise. Dans notre monde «utilitariste», nous avons besoin d'une réflexion comme la vôtre pour nos grands malades, pour nos aînés et pour les personnes handicapées.
Gabrielle-Lise Gosselin, Québec