La grande manifestation contre l'austérité doit réunir non seulement des étudiants, mais également des représentants de différents syndicats et groupes sociaux.

Pour un repli stratégique du mouvement de mobilisation contre l'austérité

Nous ne sommes pas l'exécutif de l'ASSÉ. Nous sommes des militant-e-s qui nous mobilisons, chaque jour, pour lutter contre l'austérité.
Nous croyons néanmoins qu'un repli stratégique est nécessaire afin d'assurer l'efficacité de notre mobilisation. L'idée circule déjà depuis un moment dans les piquets de grève, les manifestations et les rassemblements. Elle est, selon nous, essentielle à la consolidation d'un mouvement fort en solidarité avec les travailleurs et les travailleuses, mais aussi avec l'ensemble de la société.
Nous faisons présentement face à un gouvernement majoritaire, et nous devons impérativement assurer la pérennité de notre combat à long terme. Loin d'abandonner notre lutte, nous souhaitons bâtir un rapport de force sans égal entre notre mouvement et le gouvernement pour exiger un réinvestissement massif dans tous les services publics du Québec. 
Notre cause est importante, et seul un front commun nous permettra d'atteindre nos objectifs. Il faut donc s'armer de patience. Les syndicats ont l'obligation de négocier leur convention collective, et ce, même après leur date d'échéance. Cette obligation reporte à l'automne prochain un potentiel recours à la grève. Notre stratégie doit tenir compte de cette réalité. 
Le mouvement de mobilisation actuel provient de la base militante, des assemblées générales locales. Nous croyons que c'est cette même base qui doit se prononcer en faveur d'un repli stratégique.
La grande manifestation du 2 avril doit être vue comme un avertissement. Continuons à manifester et à sensibiliser. Poursuivons notre lutte, effectuons un repli stratégique et préparons-nous à déployer, à l'automne prochain, un mouvement de grève social sans précédent qui s'adressera à chacun-e de nous en tant que citoyen-ne du Québec.
Ont cosigné :
Valérie Bergeron-Boutin, étudiante en droit et en études anciennes
Pascal-Olivier Pereira de Grandmont, étudiant en anthropologie
Charles-Olivier P. Carrier, étudiant en science politique
Éric Roussin, étudiant en histoire
Héloïse Baril-Nadeau, étudiante en service social
François Genest, étudiant en anthropologie
Louis-Patrick St-Pierre, étudiant en histoire
Marie-Pier Caron, étudiante en sciences infirmières
Olivier St-Pierre, étudiant en philosophie
Olivier Bergeron-Boutin, étudiant en sciences humaines
Sebastien Lacroix, étudiant en philosophie 
Marie-Ève Muller, étudiante en littérature
Marc-Olivier St-Georges, étudiant en sciences de la nature
Elsa Gonthier, étudiante en sciences humaines, enjeux internationaux
Emanuel Guay, étudiant en sociologie
Ana Pereira de Grandmont, étudiante en mathématiques appliquées
Pascal Bourgault, étudiant en physique
Nathaniel Morin, étudiant en microbiologie
Claudia Demers, étudiante en sciences infirmières
Guillaume Pelletier, étudiant en philosophie
Marie Gagnon, étudiante en service social
Julien Gagnon, étudiant en génie physique