Port de conteneurs: deux poids, deux mesures

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Le Soleil
En réaction au Point de vue «Port de conteneurs: des emprunts au fleuve que d’autres devront rembourser» d’André Verville paru le 3 septembre

Selon vous, M. Verville, l’érosion des berges dans l’Est-du-Québec, c’est le prix à payer pour avoir emprunté dans le passé de l’espace dans le fleuve, que ce soit pour la construction de l’autoroute Montmorency, l’île Notre-Dame à Montréal, la Pointe-à-Carcy, le secteur Dalhousie, etc.

Vous avez raison à 50 %. Mais pourquoi ne pas penser exactement le contraire?

Le projet Laurentia, qui veut gagner du terrain dans le fleuve afin d’entreposer des conteneurs, nous pouvons voir cela comme le prix à payer par le Saint-Laurent pour avoir grugé les rives de Ragueneau, de Pointe-aux-Outardes, de Sept-Îles sur la Côte-Nord, de Sainte-Luce dans le Bas-Saint-Laurent, et de tout le périmètre des Îles-de-la-Madeleine.

Je considère que ce serait un très petit prix à payer par le Saint-Laurent pour tout le mal qu’il nous fait subir avec l’érosion des berges dans l’Est-du-Québec. Ces fameuses berges où c’est défendu de faire de l’enrochement, alors qu’à Québec, tout le littoral de la ville est enroché de Cap-Rouge aux chutes Montmorency. Deux poids, deux mesures.

Guy Sirois, Québec