Poésie à l'impérial

Que puis-je écrire sur une soirée de poésie? Eh oui! Il y avait soirée de poésie hier soir à l’Impérial, rue Saint-Joseph. Vous le saviez?

Une salle merveilleusement poétique, en passant! Que puis-je vous dire, à vous qui étiez absents pour toutes sortes de raisons que je ne trouverai pas valables devant le mot Poésie, car il n’y a pas de raisons valables de manquer une telle soirée, pire de ne pas en avoir entendu parler. 

Aucune raison ne tient la route lorsqu’il s’agit de passer une soirée pour entendre «le bonheur», «la passion», «la beauté», si je veux reprendre les termes de la nouvelle ministre de la Culture qui s’est plu à définir ainsi son ministère, nous tous qui sommes si avides de ces états d’âme. Nous étions justement et concrètement au cœur même de ce «ministère» hier soir. 

Ce fut une occasion extraordinaire de savourer les mots, leurs couleurs, leurs multiples formes, sons, odeurs, sensations, sensualités, sinuosités, ingéniosités, en passant par tous les élans, dédales, détours, différents recours, procédés qu’ont eu les poètes invités pour exprimer ce qui ne se dit pas, ce qu’on ne sait pas dire… 

C’est, d’une façon, un manquement chiche à la Culture de n’avoir pu voir et entendre Chloé Ste-Marie, puis les Jean Désy, Louis-Karl Picard-Sioui, Carole David, Sylvie Nicolas, et l’excellent David Goudreault… je ne peux tous les nommer. La liste était longue… et belle! Une qualité littéraire de haut calibre. Merci aux organisateurs et aux poètes! Et à la prochaine!

France Couture-Cliche

Québec

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Taux directeur: veut-on vraiment notre bien?

Mes notions de mathématique sont assurément moindres que celles de l’équipe de M. Poloz. De fait, j’ai bien du mal à comprendre ce qu’il y a de bon pour moi quand la Banque du Canada nous annonce encore une hausse de son taux directeur.

Qu’on le justifie en parlant de confiance, de vigueur du marché, d’équilibre, de modération de la croissance du crédit des ménages, etc., moi, concrètement, ce que je sais, c’est que mon hypothèque va augmenter dans la même foulée, au contraire de mes petits pécules placés dans des véhicules sans risques aux taux fixes. Si c’est mon 1,5 % d’augmentation salariale de cette année, attendue depuis trois ans d’ailleurs, qui laisse croire au gouverneur — j’utilise ses mots — que sa politique s’aligne avec la réponse de mon ménage avec mon niveau d’endettement, je le crois atteint d’astigmatisme.

Si lui distingue une ligne, moi j’observe une courbe exponentielle décroissante évidente, où la hausse des taxes, du coût des aliments, du pétrole, des communications, de l’électricité, etc., constitue l’ensemble concret des variables dont l’effet conjugué s’acharne à maintenir bien à plat ma fiscalité, tel l’électrocardiogramme d’un mort. Je ressens une sorte d’injustice envers la distribution de la richesse qui s’écarte toujours plus de la loi normale.

J’ai le sentiment que ces gens qui veulent mon bien n’ont pas tout à fait ma vision de ce noble objectif.

Enfin, ma pauvre perception de ce système complexe est bien évidemment biaisée, moi qui galère avec la résolution d’une banale équation du 3e degré. Comme l’aurait dit mon sage paternel, t’avais beau aller à l’école (et faire ton Ph. D.)!

Mario Bérubé
Lévis