Plus qu'un score électoral

En faisant le pari d'ignorer Option nationale dans une coalition des forces progressistes, Jean-François Lisée s'embarque dans une démarche risquée.
D'abord, parce qu'il s'aliène une organisation de mieux en mieux rodée qui développera un argumentaire contre le PQ qui sera repris par plusieurs autres adversaires.
Ensuite, parce qu'il se coupe de la créativité d'un parti qui ne cesse de faire preuve d'inventivité pour promouvoir son option (Le livre qui fait dire oui, capsules «Les sophismes»).
Finalement, on ne saurait négliger l'impact de la mise en veilleuse du calendrier référendaire sur les milliers de membres à avoir voté pour Martine Ouellet et l'attrait que pourrait exercer sur eux la démarche oniste.
À cet égard, il appert qu'Option nationale est loin d'être une formation négligeable, contrairement à ce que son pourcentage de 0,8% aux dernières élections pourrait laisser croire.
Thomas Rodrigue, Québec