Bernard Drainville estime que le premier ministre Philippe Couillard est en train de céder au reste du Canada le contrôle du développement énergétique et la souveraineté énergétique du Québec.

Plus drôle que ça, tu meurs!

Le virtuel chef du PQ revient à la charge. Il promet de mettre une croix sur le référendum si le PQ est élu à la prochaine élection, laquelle devrait se tenir vers 2018. Ce mandat servirait à préparer la consultation populaire qui devrait se tenir en ...2023!
Le virtuel aveugle M. Drainville. Pour réaliser son plan sur 10 ans, il faudra d'abord que le PQ soit élu en 2018. Ce qui est loin d'être certain. S'il n'est pas élu, la prochaine élection provinciale aura lieu en 2023. Et, si on suit sa logique, il n'y aurait pas de référendum dans le premier mandat. La prochaine élection devrait alors avoir lieu en 2028. Et son hypothétique référendum en 2030.
Je ne sais pas si M. Drainville a sorti sa calculatrice, mais il jongle avec de la pure spéculation. A-t-il oublié que d'ici 2030, 55,000 nouveaux immigrants seront entrés au Québec chaque année. Si ma calculatrice est fiable, cela donne, environ 1 million de personnes qui ne sont pas, en principe, en faveur de la séparation du Québec du Canada. En soustrayant les partisans de la première heure du combat pour l'indépendance, - ceux qui ont présentement 70 ans et plus et qui seront six pieds sous terre - et tenant compte du fait que la jeunesse ne pousse pas fort en faveur de la séparation du Québec, le résultat référendaire serait tout simplement catastrophique.
À moins d'un événement imprévisible, le Québec, dans un avenir rapproché, ne fera jamais l'indépendance. Encore moins dans un avenir lointain. Il y a eu deux référendums. Le troisième ne se tiendra sans doute jamais!
Nestor Turcotte, Matane