L'auteur souhaiterait qu'une partie de l'argent consacrée à l'aide médicale à mourir puisse être investie dans l'aide médicale à vivre. 

Plus de prudence et moins de zèle

Dans le cas de l'aide médicale à mourir, mieux vaut un maximum de prudence et moins de zèle. Il faut éviter tous les risques de dérapage et d'euthanasies et de suicides assistés de personnes qui ne l'auraient pas souhaité et de personnes dont le pronostique de survie a été mal évalué et ont été mal informées.
De plus, il est très important de ne pas mettre en compétition les hôpitaux sur le nombre de suicides assistés et d'euthanasies réalisées et non réalisées. C'est de très mauvais goût. On a affaire à des médecins qui ont choisi leur métier pour sauver des vies et guérir, pas des vétérinaires. Il ne faudrait quand même pas en venir aux quotas pour satisfaire à une quelconque gent en mal de sensations fortes. Dommage qu'on ne nous rapporte pas les merveilleuses réussites des soins palliatifs. Il ne faudrait pas non plus qu'il y ait une quelconque promotion. La vie doit toujours avoir préséance sur la mort. Ainsi, nous demeurerons plus humains.
Jocelyne Dumont, Lévis