PKP, chef de «l'opposition»

La réaction de M. Péladeau à la vente de Rona à une entreprise américaine est viscérale et bien sentie. Il déplore l'abdication du gouvernement devant la fuite de nos sièges sociaux.
Pourtant, l'automne dernier, lorsque ce même gouvernement est venu en aide à Bombardier, il s'est empressé de dire que c'était une mauvaise affaire pour le gouvernement du Québec et les contribuables.
En tant que «chef de l'opposition», il joue son jeu politique comme on s'attend à ce qu'il le fasse. Mais avec un peu plus de rigueur intellectuelle et de subtilité, on serait peut-être plus porté à donner crédit aux propos des politiciens, et à les croire lorsqu'ils commentent les «toujours» mauvais» coups du gouvernement en place.
André Verville, Lévis