Personnes inaptes et vote

Ma femme réside dans un CHSLD depuis mars 2018. C’est sa nouvelle adresse. Mon épouse a été déclarée inapte par une décision de la Cour Supérieure du Québec le 18 septembre 2018 et j’ai été désigné comme mandataire. Elle vient de recevoir à son ancienne adresse sa carte d’électeur et à son CHSLD, elle apparaissait aussi comme possible électrice.

Comment se fait-il qu’après une décision de la Cour Supérieure, il n’y ait pas eu maillage avec les différents directeurs d’élection des trois niveaux de gouvernement (fédéral, provincial et municipal) pour enlever les noms des personnes inaptes à voter? À quoi ça sert l’informatique? «Ben, je savais pas.»

AU CHSLD, j’ai réussi à la faire rayer avant qu’elle ne soit inscrite. Dans son comté, j’ai dû me déplacer et j’ai pu la faire rayer en disant qu’elle n’habitait plus à son ancienne adresse et j’ai dû écrire à Élection Canada à Gatineau pour les aviser, et ce au moyen d’un formulaire qui n’est pas adapté du tout.

Je comprends que les chances que quelqu’un vote à sa place sont infimes en raison des identifications qu’on doit fournir, mais mon point est que les statistiques sont faussées si on sait que depuis des années, à aucun niveau, rien n’a été fait pour enlever ces personnes inaptes des listes électorales. On peut donc extrapoler en parlant de milliers, à moins que ce ne soit qu’au Québec?

Ce qui me choque, c’est de savoir que jamais personne n’est puni ou déplacé pour ses erreurs ou tout simplement parce qu’il est nono.

Richard Miller

Québec

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LA LANGUE DE JOLIN-BARRETTE

Lors de la période de questions du 8 octobre courant, le ministre Simon Jolin-Barrette, dans la même intervention, y est allé des erreurs suivantes dans son utilisation de la langue française : «les actions entrepris», «de ce qu’on a besoin» et d’un «je suis allé» sans effectuer la liaison d’usage. Je lui dis un «Bonjour-Hi»! Comment ose-t-il donner des leçons?

Antoine Lacoursière

Saint-Raymond