Pierre Karl Péladeau a esquissé son plan de convergence en s'appuyant sur les ressources dont dispose le Québec.

Péladeau: du vent dans les voiles en cas de tempêtes?

Péquiste par conviction, indépendantiste depuis le début, je me questionne sur l'opportunité d'élire PKP comme chef du PQ. Pourquoi?
Actuellement, tout le monde dit que PKP a le vent dans les voiles et qu'il sera «couronné» chef du parti, mais le bateau péquiste risque de faire naufrage lorsque la tempête se lèvera. En effet, on peut même prévoir plusieurs tempêtes : toute la question du contrôle des médias, l'histoire des subventions à sa conjointe, son histoire de relations patronales/syndicales; selon moi, le risque est plus que présent pour provoquer des réactions négatives, des affrontements avec le parti libéral au pouvoir et les syndicats. Ce risque pourrait être fatal pour une victoire électorale péquiste.
Je ne doute pas de l'homme, de ses convictions et de son honnêteté, mais sachant que le Parti québécois ne devrait pas prêter flan aux attaques inutiles, je crains que ce soit le cas avec PKP comme chef du parti. À mon avis, il sera un atout et plus utile au PQ, en tant qu'homme d'affaires d'expérience qui a réussi, pour convaincre les Québécois du bien-fondé de la viabilité de l'indépendance du Québec comme pays, mais pas comme chef du parti.
Comme plusieurs personnalités du milieu culturel, je donne mon appui à l'homme qu'est PKP, à son désir de défendre et de préserver la culture québécoise, mais pas comme chef du parti.
Pour ma part, je fais le choix de la jeunesse, du renouveau et du dynamisme enthousiaste du candidat Alexandre Cloutier qui sème l'espoir et suscite l'engagement du futur Québec indépendant.
Lucille Théroux, Brossard