Peine d'amour maritale

La Saint-Valentin est un merveilleux moment pour célébrer l'amour. C'est aussi un temps pour se rappeler que des milliers de personnes au Québec se voient pénalisées parce qu'ils ou elles sont en amour.
C'est le cas pour ce jeune couple se fréquentant depuis plus de 12 mois. L'homme est prestataire de l'aide sociale. Il milite dans des groupes de défense de droits. La femme travaille. Elle est chef de famille monoparentale. Son budget est serré, elle ne réussit pas à mettre de l'argent de côté pour les imprévus et les études postsecondaires de son enfant. 
Ils connaissent bien la loi sur l'aide sociale. S'ils choisissent de vivre ensemble ou de fonder une famille, la notion de vie maritale s'appliquera. Pour établir l'admissibilité de monsieur à l'aide sociale. ils tiendront compte des revenus de madame. Malgré les difficultés financières de cette dernière, monsieur se retrouverait sans chèque. La femme devra faire vivre l'homme, malgré son budget serré, et l'homme perdra toute autonomie financière. La reconnaissance de la notion de vie maritale est un gain pour la population sauf pour les personnes assistées sociales. Nous sommes contre l'utilisation qui en est faite par l'État pour pénaliser les personnes assistées sociales. Pour toutes ces raisons, nous revendiquons «une personne = un chèque» pour que tous vivent dans la dignité.
Ginette Gratton, Monique Toutant et Véronique Salmon, Association pour la défense des droits sociaux, Québec métropolitain (ADDS QM)
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Citoyens contournés
Dans les villes de Québec et Montréal, les changements de zonage seront exclus du cadre habituel québécois, si le projet de loi 122 est adopté. Partout ailleurs, les citoyens ont le droit de s'opposer à un projet immobilier qu'ils jugent inadéquat pour leur municipalité, sauf à Québec et Montréal, si les libéraux vont de l'avant. Les maires de ces villes ont eux-mêmes demandé ce changement pour pouvoir contourner leurs électeurs. Il n'est pas exagéré de croire que ce sera «bar ouvert» pour les amis. L'abolition des référendums lors des changements de zonage municipaux à Québec et Montréal est un virage dangereux pour la bonne gouvernance de ces villes. 
Est-ce que quelqu'un peut nous dire combien de changements de zonage ont été réellement bloqués par un référendum au cours des dix dernières années? Quand on connaît le nombre élevé de permis de construction émis au cours de la dernière décennie ont peut douter de l'urgence d'agir contre la démocratie municipale.
Denis Blouin, Québec