Passer le message contraire à son propos

Denise Bombardier est tellement claire et limpide quand vient le temps de s’exprimer par écrit. Elle manie la langue de Molière avec tant d’habileté. 

C’est quand vient le temps d’exprimer sa pensée verbalement que les choses se gâtent.

Elle réussit, chaque fois qu’elle prend la parole, à braquer son auditoire, comme si elle éprouvait un malin plaisir à provoquer. Et pourtant, en écoutant attentivement son propos, je pouvais comprendre qu’elle s’inquiète pour la survie de la langue française au Canada.

Comment alors peut-elle réussir à fédérer les francophones hors Québec à la conspuer à ce point? 

J’imagine qu’à trop vouloir marquer son point, elle n’a pas compris qu’elle reniait à toutes fins pratiques le moindre succès aux efforts surhumains que ces communautés ont consacrés dans le passé et qu’elles poursuivent sans cesse afin de préserver leur langue et leur culture. 

Le tout dans un contexte où ils sont minoritaires dans leurs provinces respectives. 

Il me semble que ça tombe sous le sens, avec toutes les difficultés que nous avons même au Québec, alors que nous sommes pourtant majoritaires.

Ce qu’elle n’a pas compris, c’est que l’annonce de la défaite n’a rien de bon pour motiver les troupes. 

Un minimum d’empathie serait peut-être plus utile et efficace. Ce n’est certainement pas en prenant de haut le français parlé par ces survivants de notre culture, comme si elle était membre de l’Académie de la langue française, qu’elle va y arriver.

André Verville

Lévis