Pas dans ma cour

Des citoyens se mobilisent actuellement pour tenter de bloquer le propriétaire d'un petit avion qui désire aménager une piste d'atterrissage privée sur une terre agricole à proximité de l'aéroport de Québec. Les municipalités se prononcent, le zonage agricole est utilisé comme bouclier, bref, on monte aux barricades.
Comme à Neuville et à Pintendre, les avions n'ont pas la cote auprès de la population. Et c'est principalement à cause du bruit. Les pistes d'atterrissage sont pourtant essentielles à la sécurité aérienne, elles peuvent sauver des vies si des aéronefs se retrouvent en difficulté. Une petite piste d'atterrissage d'urgence à proximité de l'aéroport de Québec, ce n'est pas si bête quand on y pense si un petit avion monomoteur se retrouvait en difficulté dans le secteur. Mais bon, les petits avions sont trop souvent bruyants et on semble s'entêter à ce qu'ils le demeurent. Comme si l'aéronautique n'avait pas encore trouvé d'équivalent léger, fonctionnel et sécuritaire à un bidule pas très high tech qui fonctionne depuis plus d'un siècle maintenant dans le domaine de l'automobile et qu'on appelle un silencieux.
Un petit effort de part et d'autre serait si simple mais on dirait depuis quelque temps qu'on privilégie trop souvent la confrontation. C'est dommage.
André Verville, Lévis
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Le mauvais choix
Je ne sais pourquoi Éric Tétrault a été choisi comme candidat dans Louis-Hébert. Si le PLQ voulait faire montre de renouveau, on repassera. Quelle relève! Avec plusieurs affaires dans le placard du candidat, il fallait s'attendre qu'elles prennent le devant de la scène.
Voilà ce qui arrive généralement à un parti bien longtemps au pouvoir : l'usure se fait et on prend les choses - et l'électorat - pour acquis. Dans Louis-Hébert, les libéraux croyaient sans doute qu'un poteau pouvait être élu! Comme, au niveau fédéral, dans Saint-Laurent! 
Ce choix du candidat Tétrault témoigne aussi du fort mauvais jugement du premier ministre Couillard. Il se devait de savoir les «problèmes» de son candidat, qui est de plus associé à l'ère Charest, dont il dit toujours vouloir se dissocier. Oui! Le pouvoir use et cette erreur dans le choix de candidat témoigne d'une autre grande vérité politique : tout parti politique au pouvoir, avec le temps, finit par se perdre lui-même. Comme chantait le grand Léo Ferré : «Avec le temps, va, tout s'en va...»
Michel Lebel, Entrelacs