«Pas besoin d'aller en Suède»

En réaction à la chronique de Mylène Moisan «Pas besoin d'aller en Suède» paru le 12 juillet
Encore une autre fois, Mme Mylène m'a touché au coeur avec sa dernière chronique. Au Québec, peut-être ailleurs aussi, on a tendance à croire que l'herbe est plus verte chez le voisin et on se gratte le «bobo» du complexe d'infériorité.
Mme Mylène voit autrement; elle cite des exemples d'enseignantes qui ont du coeur et une belle pédagogie, une bonne manière d'aider les jeunes dans leurs apprentissages. La pédagogie est principalement une affaire de coeur et de confiance. Mon vécu scolaire me permet d'affirmer avec fierté que j'en ai connu des centaines de ces «profs» généreux et créatifs.
Que penser de faire des dépenses pour aller voir ailleurs pour trouver la recette du succès? Ailleurs c'est ailleurs! Le contexte québécois est le nôtre, il faut l'accepter et nous réjouir de nos forces. Nous possédons les ressources humaines et financières...
Développer la culture du succès et de la réussite, favoriser la concertation école-famille-milieu social, valoriser le travail de celles et ceux qui «font l'école»! La réussite en éducation vient principalement d'une forme de confiance à nous partager, nous les adultes, et d'en faire un ingrédient majeur dont nos jeunes profitent et profiteront davantage si on y croit. Quand parents et enseignants se parlent et se comprennent ce sont les jeunes qui en profitent!
Avant de mettre à terre les murs des écoles pour en reconstruire de plus belles, mettons à terre les murs de l'indifférence et de la méfiance. Le bonheur d'apprendre ne se vit pas que dans les châteaux en Suède ou en Espagne!
P.S. Les chroniques à la saveur «MOISAN», c'est bon comme du bon pain et meilleur qu'un met exotique.
André Drapeau, Saint-Roch-des-Aulnaies