Philippe Couillard.

Paradis fiscal : un os à gruger pour le PQ

L'usage excessif de l'expression « paradis fiscal » par le PQ pour attaquer Philippe Couillard frise la malhonnêteté. Depuis quand demande-t-on aux non-résidents qui ont la citoyenneté de payer leurs impôts ici au lieu de leur pays d'accueil?
Un Canadien qui vit à l'étranger n'a pas à payer notre impôt car il ne profite d'aucun service public ici pas plus que de nos infrastructures.
Il est trop facile pour les politiciens d'ici qui n'ont pas vécu cette situation de dire qu'eux seraient plus catholiques que le pape et qu'ils insisteraient pour payer des impôts au Québec s'ils vivaient ailleurs.
Nos politiciens sont sûrement avides de tout abri fiscal disponible pour leurs propres épargnes, REER, CELI, fonds de travailleurs. Aucun d'eux ne se vantera de vouloir payer un maximum d'impôt pour aider leur coin de pays.
Les pays classés comme paradis fiscal ne sont pas des organisations criminelles. Un dépôt à la Banque Royale de Jersey n'est pas en soi un geste d'évasion fiscale. Le PQ s'est trouvé un os contre Philippe Couillard et l'exploite abondamment, aidé en cela par l'ignorance de la fiscalité internationale pour l'électeur moyen.
Jeannot Vachon, Québec