Oui aux cours en ligne, mais...

Dans sa chronique du 4 octobre, «Étaler l'heure de pointe» François Bourque propose aux établissements d'enseignement deux mesures pour réduire la congestion matinale: retarder l'heure du début des cours et favoriser les cours en ligne.
Ces idées méritent d'être discutées. Je n'ai rien contre les cours en ligne, mais, pour l'avoir vécu, une faculté d'université qui en abuse devient mortellement déshumanisée.
Je sais bien que les plateformes informatiques regorgent d'outils et de forums pour encourager l'interaction entre les élèves, mais dans les faits, ils sont peu utilisés. Le cours en ligne se résume alors à télécharger des documents et les étudier tout seul en ayant sous la main l'adresse courriel d'un professeur.
Notre monde a grandement besoin de retrouver des espaces de vie communautaire, de moments pour fraterniser et se parler de vive voix.
La fascination béate pour Internet fait très 2010.
Samuel Croteau, Lévis