Où sont les philosophes?

SLAV et Kenata n’ont pas fini d’alimenter les discussions un peu partout dans le monde. Il est toutefois malheureux de constater qu’au fil de ces controverses, on n’assiste qu’à l’expression de convictions brutes, souvent sans égard aux conséquences de ces mêmes convictions.

Devant une telle situation, il convient plutôt de discuter avec méthode afin d’élaborer un sens commun, on appelle cette démarche une co-élaboration de sens. Bien évidemment, une telle démarche doit être empreinte de bonne foi et ne peut se faire par médias interposés, en criant ou en lançant la pierre à l’autre partie.


Que ce genre de débat soit nécessaire ne me surprend pas; il est sain que la société se questionne de temps en temps, quel qu’en soit l’objet. Ce qui m’étonne, toutefois, est l’absence quasi-totale de philosophes, d’anthropologues, d’historiens ou d’autres membres de la communauté des sciences sociales dans ce débat, qui est plutôt laissé à des relationnistes ou autres experts en communication stratégique. 

Pourtant, avant d’offrir une réponse ou une contribution aux polémiques actuelles, ne convient-il pas d’être en mesure de répondre aux trois questions philosophiques fondamentales: De quoi parle t-on? De qui parle t-on? D’où parle t-on?

Un philosophe pourra guider les parties à dans le chemin à parcourir afin d’arriver au terme de ce débat.

René Villemure, éthicien
Montréal