Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

Où s'arrête le pouvoir de Martin Coiteux ?

Bien des gens disent que le président du Conseil du trésor contrôle toutes les dépenses du gouvernement dans ses moindres détails. Tout d'abord, est-ce possible? N'y a-t-il pas des dossiers qui lui échappent, parce que ces dossiers sont ceux de Philippe Couillard?
On rapporte que le président du Conseil du trésor examine toute embauche dans chaque ministère et que chaque ministre est tenu d'expliquer ses besoins.
Le seul dossier où Martin Coiteux reste silencieux, c'est celui qui touche toute la gestion d'Hydro-Québec, même si on y gaspille des centaines de millions par année. En effet, le programme des achats d'énergie éolienne est continué, même si cela veut dire l'augmentation vertigineuse des factures de la clientèle domestique et commerciale. Le premier ministre Couillard a relancé la construction de minicentrales hydroélectriques, alors que les surplus d'Hydro-Québec vont se poursuivre encore très longtemps, on parle de 15 ans.
Martin Coiteux n'a pas pu refuser la construction de minicentrales voulues par le premier ministre Couillard, parce que des emplois, il ne s'en crée pas. Le Québec en perd, pendant qu'en Ontario la croissance de l'emploi a explosé pendant les neuf premiers mois de gouvernement Couillard.
Bon dans le discours, Philippe Couillard n'a pas la compétence pour gérer l'économie et il choque ceux qui lui demande de prendre le virage emplois du secteur privé.
Est-ce que l'austérité pratiquée par les Couillard-Coiteux ne risque pas d'apporter la même réponse que l'on voit dans les pays d'Europe les plus pauvres, soit nous appauvrir davantage? Si c'est ce qui arrive, est-ce que le premier ministre va quitter sans nous avertir? Il l'a déjà fait une fois.
André Mainguy
Retraité du Groupe Equipement d'Hydro-Québec
Longueuil