Ottawa: une question dans les coulisses de l’imbroglio

Il y a un peu plus d’un an, le premier ministre Justin Trudeau et son conseil privé annonçaient que le mandat était donné pour créer un Bureau de l’Ombudsman pour la responsabilité sociale des entreprises canadiennes à l’étranger. La nomination d’un Ombudsman en titre suivrait une consultation des organismes de la société civile intéressés. Il en est de même des engagements face aux défis des changements climatiques, pratiquement remis aux calendes grecques.

Ce à quoi on a plutôt assisté est l’habituel jeu de chaises musicales au cabinet des ministres du gouvernement fédéral, en plus de l’accumulation de démissions, forcées ou encouragées depuis le cas de Stéphane Dion, qui fut ministre des Affaires étrangères avant madame Freeland. Et, étrangement ou non, deux grands dossiers à ramifications internationales ont émergé de façon flamboyante: 1) la nationalisation d’un projet de pipeline lié à la crise pétrolo-financière de l’Alberta et sans doute lié aussi à l’appui aveugle du Canada aux USA dans leur campagne d’ingérence dans la politique intérieure du Vénézuéla (compétiteur de l’Alberta en pétrole lourd); 2) les pratiques commerciales illégales de SNC-Lavallin.

On pourrait ajouter le dossier de la vente d’armes à l’Arabie Saoudite en pleine guerre coloniale avec son voisin le Yémen. Je ne connais sûrement pas tous les dossiers chauds… la RDC, l’Ukraine, la Chine?

«Cachez ce sein que je ne saurais voir», disait le faux dévot tartuffe dans la pièce éponyme de Molière. Il semble que Justin Trudeau ait pris ce personnage comme modèle. Avec le recul des années, je ne vois pas d’autre option que de donner ma confiance à Elizabeth May lors de la prochaine échéance électorale fédérale pour relever un tant soit peu le niveau d’éthique à ce niveau décisionnel de la politique et espérer un comportement plus écoresponsable des décideurs.

Fernand Dumont

Québec